21.08.2006

Apocalypse foutres

C’est le champ du bonheur où nos foutres mêlés
Témoignent d’un récent débat pour la luxure
Trois lattes du sommier n’y ont pas résisté
L’assemblée de nos vêtements épars, le jure

J’aime sentir ces lins allaités par nos humeurs
Là où de nos coupes n’avons pas bu que le vin
Nous divins, fumants humides, rouge carmin
Nos sexes ivres de nos pleurs, encore prêts, cinq heures

Temps de se lever pour partir à nos devoirs
Le « scratch » des draps perlés d’où nos peaux se décollent
Lutte de regards entre pulsions et falloir

Le chant de ta culotte remontant tes cuisses
Que j’abrège, sauvage, bouche à ton délice
J’aime l’odeur de nos foutres au petit matin.

•G-Dit
http://pointgdit.free.fr/

02.08.2006

Il n'y a rien

Il n’y a rien rien sous la main rien sous la
langue un flacon de déodorant arrondi juste assez se
pencher accrochée à la baignoire mes seins contre
l’émail c’est froid c’est bon et la salive et
roll-on et roll-on

Et j’écarte encore plus je fais le grand écart et
je fais glisser le bouchon frôle hésite et frôle et
pénètre doucement au moins je sais quand ça fait mal
et comment et combien je supporte le mal... huile
précieuse en enduire le bout et puis non il fait
chaud je veux en finir vite alors roll-on encore mon
clitoris enflé une cerise à croquer et me voilà qui
rêve d’un chêne à l’ombre lécher une cerise sombre à
l’ombre d’un gland …s’étendre après dos au carrelage
souvenir de vestiaires et dormir.

Barbarian
http://20six.fr/paleblueyes